Mad Iris : L'interview de WL

Fournisseurs de : Revivalisme bruyant des années 90, harmonies insolentes, rock de cave saturé.

Fichier à côté de :Les Éleveurs, Swirlies, Alvvays, Mauvaise Serveuse.

Apparaissant: Jupe à ruban + Statut/Non-statut + Mad Iris : Festival de musique Wavelength + Conférence le 20 mars 2026 — Wavelength @ Paroisse Sainte-Anne (651, rue Dufferin)

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Le groupe Mad Iris, nouvellement arrivé sur la scène musicale torontoise, affiche un son garage typique du milieu des années 90. À mi-chemin entre noise rock et shoegaze, il canalise fuzz, distorsion et imperfections analogiques pour créer une musique à la fois nostalgique et résolument personnelle. Leur dernier single, « Employee of the Month », se construit à partir d'une ligne de basse intense pour former un mur de son, mêlant des passages acoustiques lo-fi à des guitares saturées et des paroles inspirées par la réalité parfois peu reluisante des petits boulots d'adolescent.

Alors que le groupe s'apprête à sortir son premier album sur le légendaire label indépendant américain Ba Da Bing Records, Kyle Sikorski de Wavelength s'est entretenu avec eux au sujet des origines du morceau, de leur processus d'écriture collaboratif et des influences des années 90 qui façonnent leur son et leurs visuels.

Quel a été le point de départ du concept « Employé du mois » ? Est-ce un son, des paroles de chanson ou une idée précise ?

Notre single « Check! », sorti à l'automne 2024, est l'une de nos chansons originales préférées, et nous voulions composer un autre morceau dans le même esprit saturé et fuzz. « Employee of the Month » est né d'une ligne de basse intense, autour de laquelle nous avons construit tout le reste. Les paroles sont inspirées des nombreux petits boulots que Kaiya a enchaînés au lycée. C'est une critique de la culture d'entreprise.

Comment vous est venue l'idée de l'intro et de l'outro acoustiques lo-fi, et qu'apportent ces moments à la chanson pour vous ?

Quand Kaiya et Patrick enregistraient la démo du morceau à la maison, une étape qu'on aime bien faire avant d'entrer en studio, on a expérimenté avec ce son analogique, un peu à la Sonic Youth, ce mur de son dans l'intro. L'outro est douce et mélodieuse, contrastant avec la dissonance et l'agressivité du reste du morceau. Ximuna, notre producteur et mixeur, joue un rôle essentiel dans le résultat final. Il donne de la profondeur au morceau, et à l'album en général, avec une cohérence remarquable.

Dans cette optique, à quoi ressemble généralement votre processus de composition en groupe ? Vos chansons naissent-elles plutôt d’improvisations, de maquettes ou d’idées individuelles ?

En général, Kaiya ou Ela écrivent les paroles et les accords, les apportent en répétition, et on crée le reste ensemble. C'est le meilleur aspect de jouer en groupe : il y a toujours quelqu'un qui a une super idée pour compléter un morceau. Parfois, on fait des démos à la maison, comme pour « Employee of the Month », ce qui nous permet d'explorer des sonorités qu'on ne peut pas toujours reproduire en concert.

La violence des images correspond à la violence de la musique. Est-ce un lien que vous façonnez consciemment ?

Il y a quelque chose de vraiment génial dans le grain, la distorsion et les imperfections analogiques en musique et en art. Je pense que lorsque l'art est trop lisse, son aspect humain se perd un peu. J'aime quand on perçoit l'acoustique de la pièce dans la musique, et qu'on voit dans nos chansons et nos vidéos que nous sommes quatre amis qui créons ensemble quelque chose d'un peu brut. Je ne crois pas que ce soit un choix conscient, c'est plutôt naturel dans tout ce que nous créons.

On perçoit une forte influence des années 90 dans la musique et les images. Est-ce une démarche consciente de votre part, ou est-ce que cette influence se manifeste naturellement dans votre travail ?

On adore des groupes comme The Breeders, Sonic Youth, Le Tigre, etc. Il y a eu une vague incroyable dans les années 90 avec des femmes à la tête de groupes de rock novateurs, et je pense que beaucoup de gens sont nostalgiques d'une époque où tout n'était pas encore numérique. Je crois que Mad Iris est un peu une forme d'évasion, de ce point de vue-là. On adore créer des œuvres d'art physiques, faire nous-mêmes nos affiches et nos pochettes d'albums. Je pense que, naturellement, cela se retrouve dans la création des années 90.

Ne manquez pas Mad Iris pour cette émission de fin de soirée lors de la deuxième soirée du festival de musique Wavelength et de la conférence :

Vendredi 20 mars
Wavelength @ St. Anne’s (en bas)
651, rue Dufferin – Toronto
Ouverture des portes à 21h30
Tous âges

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