Au moment où la musicienne irlandaise Maria Somerville a commencé à écrire Lustre, Pour son premier album chez 4AD, elle avait vécu longtemps loin de sa région natale, le Connemara. Ayant grandi dans les paysages sauvages et montagneux de la côte ouest rurale du comté de Galway, elle s'était ensuite installée à Dublin, où elle avait patiemment développé une signature dream pop atmosphérique inspirée par les paysages de son enfance : un univers sonore envoûtant composé d'électronique ambient vaporeuse, d'arpèges de guitare éthérés, de percussions minimalistes et de vignettes lyriques murmurées. En 2019, ce travail a abouti à…Tout mon peuple, un LP autoproduit, imprégné de réverbération, de nostalgie et d'un profond désir de retrouver son foyer, qui a été salué par une presse et un public avertis.
C’est à son retour dans le Connemara, dans une maison proche de son lieu d’enfance surplombant l’un des plus grands lacs du pays, le Lough Corrib, qu’elle commença à travailler sur les chansons qui allaient devenir…Lustre, un album qui illumine d'un jour nouveau la musique de Somerville, la faisant évoluer tant sur le plan du son que de l'esprit. Où Tout mon peuple Empreints de souvenirs et d'une douce mélancolie, ces douze titres, aux accents slowcore vaporeux, révèlent une artiste plus sûre d'elle quant à son parcours de vie et à la personne qu'elle est devenue. Comme elle le chante dans « Trip » : « Je vois plus clair qu'avant. Je sais maintenant ce qui est vrai pour moi. »
Revigorée par son environnement et galvanisée par sa communauté, Somerville a retrouvé une énergie créative insoupçonnée en retournant sur ses terres natales. Celles-ci ont offert un terreau fertile à des sessions d'enregistrement spontanées dans son petit studio aménagé dans son salon. Elle y a assemblé des maquettes qu'elle a ensuite étoffées avec des amis et des collaborateurs, avant de les mixer avec le célèbre ingénieur du son new-yorkais Gabriel Schuman. Parmi les contributeurs, on retrouve les producteurs J. Colleran, Brendan Jenkinson et Diego Herrera (alias Suzanne Kraft), ainsi que Ian Lynch de Lankum, dont les bourdons de cornemuse irlandaise (uilleann pipes) résonnent dans « Violet », et Margie Jean Lewis, dont les archets de violon emplissent l'atmosphère vaporeuse de « Flutter ». Des sessions avec les musiciens Henry Earnest et Finn Carraher McDonald (alias Nashpaints) ont permis de donner une cohérence à l'ensemble, tandis que les contributions de ses amis Roisin Berkley et Olan Monk ont immortalisé leur amitié depuis le retour de Somerville dans le Connemara.
Depuis 2021, les auditeurs ont un aperçu de l'univers de Somerville chaque lundi et mardi matin grâce à sa très appréciée émission « Early Bird Show » sur NTS Radio, où sa sélection musicale matinale oscille entre ambient et shoegaze envoûtants et chansons folkloriques irlandaises traditionnelles. Depuis sa signature chez 4AD la même année, Somerville a tourné avec ses collègues du label, Dry Cleaning, et a sorti deux reprises pour célébrer le 40e anniversaire du label : « Kinky Love » de Nancy Sinatra et « Sea Bird » d'Air Miami. Avec la sortie de Lustre, Elle a annoncé l'avènement d'une nouvelle ère qui la verra se produire dans le monde entier en 2025, accompagnée d'un groupe en live. Soyez-en sûrs, où qu'elle aille, Somerville emportera avec elle un peu de chez elle : une essence vivante, vibrante et intemporelle que l'on ressent dans chaque note, aussi pure que l'air du Corrib.






